Institut Aurélie Fabre : l’aventure entrepreneuriale (2011–octobre 2023) — de notre premier local à l’agrandissement

Institut Aurélie Fabre : l’aventure entrepreneuriale (2011–octobre 2023) — de notre premier local à l’agrandissement

Quand on parle de l’Institut Aurélie Fabre, on pense naturellement aux soins, à l’ambiance, au cocon.
Mais pour nous, l’histoire est aussi celle d’un projet construit avec méthode : une entreprise locale qui a grandi en restant fidèle à une promesse simple.

Créer un endroit où l’on se sent accueilli, tenir une qualité constante et faire évoluer le lieu sans perdre son identité.

De 2011 à octobre 2023, l’Institut Aurélie Fabre a été notre école de l’entrepreneuriat “réel” : celui des choix concrets, des arbitrages, de l’organisation et des détails qui font toute la différence.

Note : après octobre 2023, l’activité a continué sans nous. Cet article parle uniquement de la période où nous étions aux commandes.


2011 : démarrer petit, mais avec une exigence déjà très haute

Au début, il n’y a pas de “marque”, pas d’équipe, pas de process. Il y a surtout une intention : faire les choses proprement, avec attention, et créer une relation de confiance durable.

L’un des pièges, quand on crée un lieu de bien-être, c’est de croire que “la qualité” se résume à un bon soin. En réalité, la qualité est une somme de détails : l’accueil, le rythme, l’écoute, la cohérence, la sensation que la personne n’est pas un créneau dans un agenda.

Très tôt, on a choisi de construire l’Institut Aurélie Fabre comme un lieu où l’on vient se sentir mieux, pas juste “faire quelque chose”. Cette exigence-là a guidé tout le reste.


La première vraie leçon : la qualité doit devenir un système

Quand la demande augmente, l’entrepreneur se retrouve face à une vérité : si la qualité repose uniquement sur la présence d’une seule personne, ça ne tient pas.

Alors, petit à petit, on a appris à rendre cette qualité transmissible :
comment accueillir, comment installer, comment enchaîner, comment clôturer un soin, comment gérer les retours, comment garder l’expérience fluide même quand la journée est dense.

Ce travail est invisible pour le client. Mais c’est exactement ce qui transforme un institut “sympa” en institut dont on parle, qu’on recommande, où l’on revient.

C’est aussi à ce moment-là qu’on comprend que grandir ne veut pas dire “faire plus”. Grandir veut dire “tenir mieux”, et “tenir longtemps”.


Grandir sans se standardiser : préserver l’identité Aurélie Fabre

L’identité Aurélie Fabre ne s’est pas construite sur des promesses bruyantes.
Elle s’est construite sur une cohérence : une ambiance, un niveau d’attention, une façon de recevoir, un sentiment de parenthèse.

Et quand un lieu commence à fonctionner, une tentation apparaît : accélérer, faire plus de volume, rationaliser trop vite ou se mettre à faire “comme tout le monde”.

Nous avons fait le choix inverse : avancer sans trahir ce qui faisait la différence. Quitte à aller un peu moins vite, mais à rester alignés.

C’est aussi ça, l’entrepreneuriat : apprendre à dire non aux décisions qui améliorent un chiffre mais abîment l’expérience.


L’équipe : former, transmettre, et maintenir une qualité constante

Construire une équipe, c’est construire une culture.

Pas seulement des compétences techniques, mais une manière d’être :
comment on parle, comment on écoute, comment on rassure, comment on pose un cadre doux, comment on garde une exigence propre sans tomber dans la rigidité.

La formation est devenue centrale, parce que c’est la seule manière de maintenir un niveau de qualité qui ne dépend pas d’une seule personne.

Quand on regarde en arrière, c’est un des acquis les plus précieux : savoir structurer une expérience client et la faire vivre au quotidien, même quand les journées sont pleines.


Les locaux : faire évoluer le lieu pour accompagner la croissance

Faire évoluer un institut, ce n’est pas changer trois éléments de déco.
C’est repenser l’espace pour que l’expérience reste fluide : circulation, intimité, confort, ambiance.

Sur cette période, nous avons dû explorer plusieurs options, faire des choix immobiliers, gérer des travaux, et prendre des décisions avec une seule obsession : que le lieu reste cohérent avec la promesse.

C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles nous nous sentons à l’aise aujourd’hui avec la construction de Lönn : parce qu’on a déjà vécu ce mélange très concret entre vision, contraintes, arbitrages et exécution.


Ce que l’Institut Aurélie Fabre a rendu possible… et ce que ça a déclenché pour la suite

L’Institut Aurélie Fabre nous a appris à construire un projet solide, dans le temps : un lieu qui rassure et qui marque.

Il nous a appris à être exigeants sans être prétentieux.
À chercher la simplicité efficace.
À comprendre ce qui apaise vraiment les gens.

Et au fil des années, une évidence a grandi : nous voulions prolonger cette expérience, mais dans un cadre où le calme serait plus profond, où la nature ferait partie du soin, et où la cohérence écologique serait encore plus complète.

L’institut a été une réussite, et justement : il nous a donné la confiance et les compétences nécessaires pour imaginer la suite.

Cette suite, c’est Lönn.