Lönn, la suite logique de l'Institut Aurelie Fabre
De l’Institut Aurelie Fabre à Lönn : découvrez comment une aventure entrepreneuriale en bien-être a inspiré la création d’un lieu unique, alliant écologie, autonomie et déconnexion. Une histoire de passion, d’innovation et de respect de la nature."
Les débuts : une aventure humaine et entrepreneuriale
Lönn est le fruit de toutes les expériences vécues à l'institut Aurelie Fabre. Avant même d’imaginer ce projet d’éco-lodges et de son écosystème, nous avions créé un institut de bien-être à notre image, porteur de valeurs qui nous ressemblaient.
Tout a commencé en 2011 : j’ai démarré seule, dans un local de 30 m². Comme pour toute entreprise naissante, les débuts furent compliqués, mais très vite, les journées se sont remplies. Face à des listes d’attente toujours plus longues, j’ai dû embaucher une apprentie, puis une employée. Avec seulement deux cabines, nous étions rapidement saturées. Il fallait absolument nous agrandir.



Pendant quatre ans, nous nous sommes battues pour trouver un lieu plus adapté et obtenir un financement. En juin 2017, nous avons enfin emménagé à quelques mètres de l’ancien institut, dans un espace entièrement repensé, plus grand et mieux aménagé grâce au plan réalisé par Nicolas. Nous sommes passées de deux cabines à quatre, avec en plus deux pôles dédiés au maquillage et aux ongles. Dès l’ouverture, nous avons pu embaucher, et au fil des mois, notre équipe a grandi jusqu’à compter dix employées.
Une philosophie : santé, écologie et bien-être salarial
Entre-temps, mes convictions ont évolué : je voulais des produits plus sains, une esthétique plus respectueuse de la santé et de la planète. J’ai appris à éviter au maximum les perturbateurs endocriniens, et à considérer que la beauté extérieure ne pouvait exister sans une hygiène de vie globale. Je me suis tournée vers des marques plus vertueuses, tant pour notre santé que pour l’environnement. Chaque produit utilisé était soigneusement sélectionné, analysé, pour éviter toute interaction néfaste avec notre organisme.
Une autre valeur s’est imposée : l’humain. Le bien-être salarial et l’écoute client sont devenus centraux. Nous avons tout fait pour que nos employées se sentent bien. Nous avions mis en place un système de planning équilibré : chacune avait régulièrement deux jours consécutifs de repos, et les horaires étaient organisés pour que certaines commencent à midi ou finissent à 17h, une rareté dans le secteur.
L’innovation au service du bien-être
L’institut nous a inspiré une envie de créer, de repenser l’esthétique. J’avais soif d’innovation dans les soins, sans recourir à des produits aux ingrédients controversés. Grâce à mon expérience et aux formations suivies chez de grandes marques (Chanel, Clarins, Phytomer, et bien d’autres), j’ai conçu des massages signatures et personnalisés.
Pour le confort des clientes, j’ai été l’une des premières esthéticiennes à installer un matelas chauffant sur les tables de massage. À l’époque, il n’existait pas de matelas chauffant adapté : j’avais trouvé un petit modèle pour le dos, initialement destiné aux personnes souffrant de douleurs lombaires.
Ce qui m’avait aussi marquée dans d’autres instituts, et que je ne voulais surtout pas reproduire, c’était la fin brutale des soins. Nous avons donc choisi d’offrir un temps de décompression, une transition en douceur vers la vie réelle. Les clientes pouvaient revenir progressivement à la lumière du jour, en savourant un thé ou une infusion dans un espace dédié. Un coin cosy, avec des fauteuils confortables, des coussins et une musique lo-fi, pour reprendre doucement le cours de la journée. Nous proposions des thés et infusions bio, fournis par un producteur du Perche, l’un des rares à cultiver du thé en France à l’époque. Pour éviter les sachets controversés, nous utilisions de petits sachets en lin, et l’eau était chauffée dans une bouilloire sans BPA.
Dans cette dynamique créative, nous avons même collaboré avec une artiste locale pour composer une musique originale, spécialement conçue pour accompagner un massage que j’avais imaginé. Pour nous, un soin se vit pleinement : nous voulions éveiller tous les sens de nos clientes – l’ouïe, la vue, l’odorat, le toucher.
La transmission et l’exigence
La qualité de l’expérience était primordiale. Exigeante sur la qualité des prestations, je me formais régulièrement et encourageais mes employées à faire de même. Une fois par semaine, nous organisions des séances de perfectionnement ou de formation, pour transmettre mes connaissances ou les aider à se sentir plus à l’aise dans certaines pratiques.
Pendant toutes ces années, nous avons essayé d’être cohérentes, mais nous sentions que nous ne pouvions pas aller plus loin avec l’institut.
Lönn : la suite logique
Il a fallu quelques années après la vente de l’institut pour que germe ce projet plus ambitieux : allier écologie, santé, bien-être et autonomie. Construire un lieu de calme et de déconnexion, où l’on pourrait venir plus longtemps qu’un simple soin.
Pour moi, le bien-être ne passe plus seulement par les soins, mais par une approche globale du corps, de l’environnement et de la nature. Lönn est la continuité naturelle de l’'institut Aurelie Fabre.